Kildall : l'occasion manquée qui a façonné le monde du logiciel
Dans les années 70, avant que Microsoft ne domine le paysage informatique, un autre nom résonnait avec un potentiel immense. Gary Kildall, visionnaire, avait créé CP/M, le système d’exploitation qui allait, pendant un temps, redéfinir les bases de l’informatique personnelle. Mais une erreur fatale, une négociation brisée et une légende persistante ont, en réalité, changé le cours de l’histoire.
L’éclaire de cp/m et la convoitise ibm
CP/M, véritable standard de facto, dominait les micro-ordinateurs de l’époque. Ses fabricants l’adoptèrent massivement, le positionnant comme le chef de file incontesté. IBM, consciente de son importance, se tourna vers Digital Research, l’entreprise de Kildall, pour développer un système d’exploitation pour son futur IBM PC. C’est là que l’histoire prend une tournure dramatique.
Selon les rumeurs persistantes, Kildall, absent du bureau, pilotant son avion privé, aurait laissé passer l’opportunité. La réalité, bien plus complexe, impliquait des désaccords sur les contrats de confidentialité, des divergences sur les conditions commerciales et une vision radicalement différente de la négociation. IBM voulait une licence unique, un modèle que Kildall refusait catégoriquement. Une alliance historique était donc vouée à l’échec.

Microsoft s'empare de l'opportunité
Alors que Microsoft, à l'époque encore embryonnaire, s'équipait de 86-DOS, une version adaptée et améliorée de CP/M, IBM se tourna vers cette nouvelle entreprise. C’est ainsi que Bill Gates, avec une audace surprenante, hérita d’une chance estimée à des milliards de dollars. Kildall, quant à lui, voyait son leadership s’effriter, Digital Research perdant progressivement de son influence. C'est un véritable coup du destin.

L’héritage de kildall : un pionnier sous-estimé
Bien que la
