Ia : le système financier au bord du raz
Le Fonds Monétaire International (FMI), via son bras de surveillance, le Conseil de Stabilité Financière (FSB), sonne l'alarme. L’investissement massif dans l’intelligence artificielle, alimenté par un crédit privé vertigineux, constitue une bombe à retardement pour l’économie mondiale.
Une dette opace et concentrée
Le FSB révèle que ce marché, estimé entre 1,5 et 2 billions de dollars, repose sur des actifs difficiles à évaluer et une dette privée en forte expansion. Une part alarmante, jusqu'à 800 milliards, de ce flux est concentré dans des infrastructures de données massives, des centres de puissance dont la construction est désormais dictée par les géants technologiques. Un modèle, disons-le, audacieux et potentiellement fragile.

Doubles les portes, double les risques
Les projections, issues d'études de Morgan Stanley et de McKinsey, pointent vers un investissement de 2,9 billions de dollars pour 2025-2028, dont 1,5 billion financés par l'extérieur. Pour 2030, les besoins s'élèvent à 5,2 billions. Ces chiffres, déjà vertigineux, soulignent une dépendance croissante à l’égard de ces acteurs dominants.
Ce qui préoccupe réellement le FSB, c'est la vitesse et la concentration de ces investissements, transformant en quelques années un secteur marginal en un pilier central de l'économie. La flambée de 2025, avec une augmentation du poids de l'IA à 34% dans le crédit privé, témoigne d’une accélération sans précédent.

Le spectre des récessions
L'organisation met en garde :
