Galaxy s23 rejoint la beta one ui 8.5 : samsung rattrape enfin son retard
Les propriétaires du Galaxy S23 ont été relégués au second plan pendant des mois. Ce mardi 2 avril, une fuite de build S918BXXU9ZZD1 signe leur retour dans la course : la bêta One UI 8.5 pointe le bout de son nez sur les serveurs internes de Samsung. Une nouvelle qui tombe alors que la version stable équipe déjà le Galaxy S26, laissant les anciens flagships dans un purgatoire logiciel.
Les traces laissées sur les serveurs coréens
Tarun Vats, traqueur de firmwares bien connu sur X, a déniché trois builds identiques pour le S23, S23+ et S23 Ultra. Même procédure qu’en janvier pour la série S25 : d’abord un mirage sur les serveurs test, puis une ouverture de programme bêta limitée aux quatre marchés habituels – Corée, Inde, Royaume-Uni, États-Unis. Le calendrier ? Samsung n’a pas encore appuyé sur le bouton « push », mais l’historique des déploiements laisse présager une fenêtre mi-avril.
Le fabricant élargit en parallèle la bêta à une demi-douzaine de modèles : Z Fold 6, Z Flip 6, S24, Tab S11 et même le S25 FE. Une stratégie de fragmentation assumée : proposer la même version majeure partout, tout en gardant les fonctionnalités phares exclusives aux puces Snapdragon 8 Gen 5 et Exynos 2600.

Les promesses et les impasses de la mise à jour
One UI 8.5 apporte un theft protection renforcé, des icônes adaptatives plus fines et une partition sécurisée Knox 3.5. Mais le gros morceau – l’IA générative embarquée – restera une chimère pour le S23. Le NPU de l’Exynos 2200 et le ISP du Snapdragon 8 Gen 2 ne disposent tout simplement pas des têtes de calcul requises pour faire tourner le modèle Samsung Gauss 2 localement.
Résultat : les S23 profiteront du maquillage, pas du moteur. Une pilule amère pour les early-adopters qui avaient payé 1 459 € l’Ultra en février 2023. Le message est limpide : pour l’IA véritablement temps réel, il faudra passer à la caisse S26.

Le cycle bêta devient interminable
Huit versions bêta pour la S25, huit patchs de 400 Mo réglés au cordeau, et toujours pas de stable à l’horizon. L’exercice tourne à la saga : chaque mois, un nouveau build corrige trois bugs et en introduit deux. Les testeurs s’usent, les forums regorgent de rapports de batterie vidée en six heures.
Avec le S23 qui se rajoute à la pile, Samsung repousse la version finale au second trimestre. Un rythme industriel qui profite au service comm’ mais hypothèque l’expérience utilisateur. Car la vraie question n’est pas « qui aura la bêta ? », mais « pourquoi la version stable tarde-t-elle autant ? ».
Le géant coréen a bâti sa réputation sur des années de mises à jour quatre ans. Aujourd’hui, il la dilue dans un marathon bêta interminable. Signer pour du long terme, c’est bien ; livrer du long terme sans finir le présent, c’est creuser la défiance. Le S23 obtiendra sa part de fonctionnalités, mais le prix à payer s’appelle l’attente – et parfois la lassitude.
