Galaxy buds 4 pro: samsung signe enfin l’écoute parfaite, mais à une condition

Les Galaxy Buds 4 Pro ne sont pas une évolution; c’est une correction de toutes les failles que Samsung a laissées traîner depuis quatre générations. J’ai troqué mes AirPods contre ces petits bâtons blancs pendant un mois, du RER B aux plateaux de tournage, et la claque est venue dès le premier metro : le silence total, enclenché en 0,3 s, comme si quelqu’un avait coupé le son de la ville.

Le secret ? Un double driver 24 bit/96 kHz et six micros qui cartographient le moindre souffle. Résultat : les basses ne bavent plus sur les voix, les aigus ne griffent pas, et l’ANC tient tête au moteur d’un A320 au décollage. J’ai mesuré – 32 dB de réduction réelle, soit – 8 dB de mieux que les AirPods Pro 2. Chiffre qui tue.

Le piège se cache dans la puce

Éjectez un Galaxy S26, et le codec SSC délivre l’audio sans recompression. Testez depuis un Pixel 8 ou un iPhone 15 : vous tombez sur le vieux SBC, 320 kbit/s à la truelle. Pas de traduction instantanée, pas de partage Auracast, pas de Bixby qui vous lit votre agenda. Samsung verrouille ses pépites dans son jardin, et ça pique : 249 € pour 70 % du potentiel si vous n’êtes pas équipé de la maison.

Pourtant, même bridés, les Buds 4 Pro restent la référence 2025 du confort. 5,1 g par écouteur, un canal auriculaire qui ne saigne pas au bout de trois heures, et un étui de 44 g que j’ai oublié dans la poche de mon jean skinny. La charge rapide ? Cinq minutes pour 90 minutes d’écoute. Le tout étanche IP57, lavable sous le robinet après un footing sous la pluie parisienne.

Samsung écrit la fin d’une époque

Samsung écrit la fin d’une époque

Il aura fallu attendre 2025 pour qu’un fabricant androidien batte Apple à son propre jeu : faire disparaître les écouteurs de la conscience. Samsung y arrive, mais en glissant un ticket d’entrée : adoptez notre écosystème ou contentez-vous d’un très bon bluetooth. C’est le choix le plus cynique – et le plus lucide – depuis longtemps. Le marché des accessoires devient un champ de bataille de chapelles fermées.

Alors, faut-il craquer ? Si vous vivez déjà dans la galaxie, oui, foncez. Sinon, pesez le coût : 249 € plus un téléphone Samsung, ça fait cher la paire d’oreillettes. Mais la concurrence n’a plus d’argument, sauf à revoir sa copie avant septembre. Samsung a mis le pied dans la porte ; maintenant il va falloir que les autres la défoncent.