Déflagration dans le golfe : un drone iranien frappe un pétrolier koweïtien près de dubaï

Un drone iranien a frappé à l’aube un pétrolier koweïtien plein à ras bord, ancé à 31 miles nautiques au nord-ouest de Dubaï. Le choc a allumé un incendie à bord, vite maîtrisé, mais le message est clair : Téhéran rappelle au monde que le détroit d’Ormuz reste son levier énergétique.

Le Al-Salmi, cuve géante de 300 000 tonnes, attendait l’autorisation de franchir le couloir stratégique quand l’engin a plongé sur sa coque. Pas de mort, pas de nappe de pétrole, mais la claque est économique : le baril de West Texas Intermediate a bondi de 4 % à 107 $, effaçant d’un revers toute illusion de détente.

400 Navires pris dans une file d’attente sous tension

400 Navires pris dans une file d’attente sous tension

La zone de mouillage, transformée en parking flottant, compte plus de 400 bâtiments qui s’échangeant des certificats d’assurance-guerre comme on troque des cartes Pokémon. Le Al-Salmi avait hissé le pavillon koweïtien pour se faire discret, après avoir chargé à Khafji puis Mina al-Ahmadi. Destination finale : Qingdao, où Pékin guette la moindre perturbation de ses approvisionnements.

Depuis le 21 mars, les attaques s’étaient espacées. Ce retour en force prouve que Téhéran garde la main sur le robinet mondial. Washington, qui bombarde la région de promesses de paix tout en déployant des troupes et en menaçant les centrales électriques iraniennes, ressemble à un pyromane prétendant éteindre l’incendie.

Les courtiers de Londres et Houston n’ont pas tardé : spreads explosifs, primes de risques doublées, contrats à terme qui s’envolent. Le Golfe est devenu une roulette russe où chaque tonneau pèse 107 dollars. Et l’été ne fait que commencer.