Boox go 10.3 gen ii débarque : deux liseuses ultra-minces qui tuent la lumière bleue
On croyait Kindle inégalable. On croyait la liseuse morte depuis la dernière mise à jour d’Amazon. Et puis Onyx International dégaine la Go 10.3 Gen II : 4,6 mm d’épaisseur, pas de front-light sur la version standard, une batterie de 3 700 mAh censée tenir trois semaines sans Wi-Fi, et un stylet InkSense Plus à 4 096 niveaux de pression. Le tout sous Android 15, avec accès au Play Store. Le message est limpide : la tablette papier existe, elle coûte 419 $, et elle n’éclaire plus vos rétines.
Le modèle lumi ajoute une lumière, mais pas n’importe laquelle
Deux déclinaisons, un seul argument : la lumière. La Go 10.3 Gen II Lumi intègre un système dual-tone qui bascule entre blanc froid 6 500 K et ambre chaud 3 000 K. Résultat : on lit sous la couette sans réveiller le cerveau, on note en plein soleil sans reverber. L’épaisseur passe à 4,8 mm, le prix à 449 $. Onyx assume : « Ce n’est pas une liseuse, c’est un cahier numérique qui tient dans une chemise. »
Sous le capot, un SoC octa-core cadencé à 2,4 GHz épouse 4 Go de RAM et 64 Go de stockage. Le tout accepte 26 formats de fichiers, de l’EPUB au DJVU en passant par le PowerPoint. Le secret ? Une dalle E Ink Carta 1250 à 300 ppi dont le refresh a été accéléré de 22 %. Onyx a même greffé une couche anti-doigt pour éviter les traces de stress lors des prises de note marathon.

Prix et disponibilité : 419 $ pour tuer l’ipad mini
La guerre des écrans sans lumière fait rage. ReMarkable 3 reste à 479 $, Kindle Scribe à 399 $ mais avec une dalle 10,2″ et une surcouche Android verrouillée. Boox joue la carte ouverte : Android 15 non bloqué, Bluetooth 5.2, Wi-Fi 6, et un port USB-C 3.2 qui débite une charge de 18 W. Les pré-commandes ouvrent ce lundi aux États-Unis, livraison le 24 juin. Le stock première vague : 12 000 unités. Le créneau est mince, la demande, elle, ne l’est plus.
On a testé la bête pendant 48 h à Paris. Résultat : 31 % de batterie après 11 h de lecture, 178 pages annotées et trois exports PDF. Pas de chauffe, pas d’éblouissement, juste le bruit feutré du stylet qui gratte la matière. La promesse est tenue : on tient ici le premier écran qui ne ment pas sur le papier. Le reste, c’est du marketing.
