At&t dégaine la fibre à 40 m pass et la bêta satellite pour 2026
AT&T sort enfin son rapport 2025 et choisit la grosse artillerie : 40 millions de prises fibre d’ici fin 2026, 60 millions en ligne de mire pour 2030, et une bêta satellite-to-cell dès l’année prochaine. Le message est limpide : la guerre des tuyaux et des cieux vient de reprendre.
La fibre, arme de fidélisation massive
Le fournisseur a ajouté plus d’un million de clients fibre en 2025, huitième année consécutive à ce rythme. La base dépasse déjà 12 millions d’abonnés, mais surtout, le parc total de prises passe de 32 à 40 millions cette année. Pourquoi ? Parce que le client « convergé » – qui prend fibre + mobile – part rarement. Il paie plus, coûte moins à servir, et reste enfermé dans l’écosystème AT&T. Le directeur général John Stankey résume : on ne vend plus du bit, on vend de la paix mentale.
Derrière ce sprint, une machine de guerre financière. L’opérateur a dégagé 1 milliard de dollars d’économies en 2025 et vise 4 milliards par an en 2028. Le mot-code est « AI partout » : automatisation des call-centers, diagnostics prédictifs sur le réseau, self-care poussé. Traduction : moins de techniciens, plus d’algorithmes.

Le ciel comme dernier répéteur
AT&T prépare le coup d’après : la connectivité directe satellite-to-cell en partenariat avec AST SpaceMobile. Pas de date précise dans le rapport, mais la firme répète « première moitié 2026 » aux équipes internes. Objectif : un texto qui part depuis une cabane dans le Montana atterrit chez vous comme s’il venait d’une tour 5G banale. Premier bénéficiaire : FirstNet, le réseau prioritaire des secours. Deuxième : vous, quand votre iPhone 17 captera le signal depuis une plage déserte.
T-Mobile n’est pas loin avec son « T-Satellite », mais AT&T a déjà lancé cinq satellites BlueWalker-3 et prépare une constellation de 90 appareils. Le bras de fer orbital commence ; le prix des plans « worldwide » va saigner.
Stankey promet une « transformation remarquable » du secteur. Mot compte : en cinq ans, AT&T est passé d’un opérateur en retard sur la 5G à un bulldozer fibre-satellite-IA. Les 1,5 million de lignes mobiles post-payées ajoutées en 2025 ? La cinquième année d’affilée. Résultat : la dette diminue, le cash-flow gonfle, et les actionnaires se taisent enfin.
Reste la question qui fâche : combien d’emplois vont disparaître pour atteindre ces 4 milliards d’économies ? Aucun mot. Mais quand on demande à un ingénieur réseau s’il teste déjà l’IA générative pour configurer les routeurs, il répond : « On ne teste plus, on remplace. »
