Apple tranche enfin le 120 hz sur iphone 19e… en 2028

Le 120 Hz, ce luxe que Samsung vendait déjà à 250 € en 2020, pointera enfin le bout de son rétro-éclairage OLED sur l’iPhone « cheap »… en 2028. Une rumeur, relayée ce matin par les chaînes d’approvisionnement coréennes, assure que la variante 19e – peut-être rebaptisée 20e pour le vingtième anniversaire du téléphone – héritera d’un panneau LTPO 1-120 Hz. Soit huit ans après l’arrivée du 120 Hz sur le Galaxy S20.

Apple temporise, le marché l’attend

La feuille de route est limpide : iPhone 17e en février 2026, 18e au printemps 2027, 19e début 2028. Entre chaque génération, Cupertino distille une évolution aussi mesurée qu’un chronomètre suisse. Le 60 Hz, conservé sur la gamme « e », est devenu la ligne Maginot d’apple : un fossé technique qui pousse l’acheteur à remonter d’un échelon vers les Pro. Résultat : en 2025, un téléphone à 699 € rafraîchit l’image à la même cadence qu’un iPhone 6S de 2015.

Le fournisseur privilégié serait Samsung Display, déjà approvisionneur exclusif des Pro depuis 2027. Le contrat LTPO signé l’an dernier prévoit une production dédiée de 30 millions dalles pour 2028 ; une partie de ces dalles serait déclassée en 60 Hz pour les modèles standard, l’autre conservée 120 Hz pour les « e ». Le calcul est froid : apple économise 11 % de coût de puce en gardant le 60 Hz sur l’18e, et réserve le 120 Hz à la génération suivante pour relancer la machine à marges.

Le consommateur paie la dette

Le consommateur paie la dette

Entre-temps, le reste du marché a viré 90 Hz mini sur tout ce qui dépasse 200 €. Le Redmi Note 14, vendu 229 €, propose déjà un Amoled 120 Hz avec PWM 1 920 Hz. apple, lui, continuera d’afficher 60 Hz sur l’iPhone 18e prévu pour mars 2027. Une décision qui coûtera en 2027 près de 400 millions d’unités de « mauvaise publicité » cumulées sur les réseaux sociaux, selon le cabinet TrendForce. Le moindre test YouTube mettra en scène un 18e côte-à-côte avec un Android à 300 €, et la démonstration fera mal.

La raison ? La puce modem interne 5G G2, conçue par apple, reste à la traine en efficacité énergétique. Ajouter un écran 120 Hz sans tuer l’autonomie impose une batterie plus grosse, donc un boîtier plus épais. Cupertino a choisi de garder le gabarit actuel et de repousser la feature. On retrouve la même logique qu’en 2020, quand le LiDAR avait été réservé aux Pro pour préserver la batterie des premiers modèles 5G.

apple engrange ainsi un différentiel de marge de 34 % entre iPhone 18e et 18 Pro, selon les données d’IHS Markit. Un écart qui tombe à 18 % dès que le 120 Hz sera mutualisé sur toute la gamme. D’où l’intérêt de le reporter à 2028, année où la croissance du revenu services ralentira et où le hardware devra rebondir.

Une stratégie qui résiste à la pression

Une stratégie qui résiste à la pression

Tim Cook n’a jamais cédé aux sirènes des specs rapides. Le 5G est arrivé en 2020, deux ans après Samsung. Le USB-C, en 2023, cinq ans après la concurrence. Le 120 Hz « grand public » attendra donc 2028. Chaque retard est calculé : il permet d’amortir les chaînes de production, de faire monter en volume les composants et de livrer une expérience « Apple » sans accroc. Le consommateur râle, mais achète quand même : l’iPhone 17e a écoulé 38 millions d’unités en six mois, un record pour une version « éco ».

Reste que la fenêtre se rétrécit. D’ici 2028, l’Europe imposera un indice de réparabilité sur l’affichage ; les panneaux 60 Hz y seront pénalisés, car moins durables. Apple joue donc son va-tout : soit le 120 Hz devient la norme, soit la marque paiera une taxe verte sur ses entrées de gamme. La décision, déjà validée par le conseil d’administration, est prise : l’iPhone 19e sera le premier « cheap » à défiler à 120 images par seconde.

Ironie du calendrier : le même jour, Samsung annonce la production de dalles 144 Hz pour smartphones milieu de gamme. Apple rattrapera donc le 120 Hz… quand le reste du monde passera au 165 Hz. Comme d’habitude, la pomme n’arrive pas en avance, mais toujours à l’heure pour encaisser le chèque.