Apple et google reculent face à la révolte des utilisateurs
Apple a dû dégainer
un interrupteur pour éteindre Liquid Glass. Google a remis le vieux moteur de recherche dans Photos. Deux géants, deux échecs, un même constat : la rébellion contre les mises à jour imposées a forcé les mastodontes à plier.L’effet miroir qui rend malade
Présenté comme la plus grande refonte visuelle depuis iOS 7, Liquid Glass promettait des interfaces en verre vivant où la lumière glissait à la surface des pixels. Résultat : des icônes noyées dans leurs propres reflets, du texte illisible et, pour beaucoup, des migraines au bout de dix minutes d’usage. Sur les forums, les threads intitulés « J’ai downgrade en iOS 25 » ont dépassé les 200 000 vues en trois jours. Apple a réagi en urgence : un menu caché permet désormais de réduire la réfraction, d’assombrir les teintes et même de supprimer l’effet néon sur le texte sélectionné. Jamais la firme n’avait laissé ses clients bricoler l’apparence d’un iPhone à la lime.
La blessure est d’autant plus cuisante que le iPhone 17 affiche fièrement la puce A19 Pro, censée justement gérer ces prouesses graphiques. Quand le marketing rencontre la physiologie humaine, la physiologie gagne toujours.

Google photos : l’ia qu’on ne veut pas interroger
De son côté, Google a forcé l’activation d’« Ask Photos », un assistant basé sur Gemini censé répondre à « Montre-moi la plaque d’immatriculation de ma voiture ». Problème : il inventait des plaques, oubliait 80 % des albums et affichait une latence de huit secondes. Score moyen sur le Play Store : 2,1 étoiles, plongeon historique pour une appli maison. Face au cyclone de critiques, Google a poussé un simple bouton-bascule permettant de revenir au bon vieux champ de recherche par mots-clés. Le message est limpide : même l’IA la plus hype ne surmonte pas le rejet massif.
Ironie, cette fonction coûte plus d’un milliard de dollars d’investissement en calcul cloud. Un prix payé pour apprendre que les utilisateurs n’ont pas demandé à discuter avec leurs photos.

La fatigue du « changement pour le changement »
Ces deux reculs révèlent une fatigue plus large. Les équipes design, sous pression pour justifier leur budget trimestriel, déplacent un slider ici, inversent un bouton là, puis brandissent un taux d’engagement de +0,3 % comme trophée. Mais la sauce ne prend plus. Les forums regorgent de tutos pour bloquer les mises à jour, les boutiques de smartphones d’occasion voient grimper la demande de modèles sous iOS 24 ou Android 13, des versions jugées « stables ».
Le signal est clair : la guerre des écosystèmes ne se joue plus sur la quantité de nouveautés mais sur la capacité à respecter la mémoire musculaire de chacun. Quand Apple et Google, champions de l’obsolescence programmée, consentent à rendre leurs interfaces optionnelles, c’est toute la Silicon Valley qui entend grincer le frein.
Le prochain téléphone qui saura se faire oublier sera le véritable vainqueur. En attendant, j’ai désactivé Liquid Glass, basculé Photos en mode « classique », et ma productivité vient de remonter de 17 %. Chiffre officiel : c’est le temps perdu chaque semaine à chasser le bouton qui a déménagé.
