Amd fsr 4 : un hack révèle un potentiel insoupçonné sur les vieilles cartes
AMD a lancé FSR 4, sa nouvelle technologie de superposition, conçue initialement pour les architectures RDNA 4. Mais un rebondissement inattendu vient secouer le monde du jeu PC : des utilisateurs ont découvert que les cartes Radeon RX 6000 et RX 7000, initialement exclues, peuvent désormais bénéficier de cette technologie grâce à une faille accidentelle dans le code.

L'ia, clé de voûte d'une réécriture du jeu
FSR 4 repose fortement sur la reconstruction d'image par intelligence artificielle, une approche similaire à DLSS de Nvidia. AMD avait justifié l'incompatibilité des générations précédentes par un manque de puissance ou de structure adéquate. Cette justification, désormais remise en question, met en lumière la complexité de la stratégie d'AMD.
L'histoire prend une tournure encore plus surprenante. Le DLL de FSR 4 (version 4.0.2) contenait, par erreur, des instructions compatibles avec INT8, le format utilisé par RDNA 2 et RDNA 3. Grâce à des outils comme OptiScaler, des bidouilleurs ont réussi à exploiter cette anomalie, ouvrant la voie à l'utilisation de FSR 4 sur des cartes considérées comme obsolètes. Les résultats sont impressionnants : sur Windows comme sur Linux, les RX 7800 XT et RX 6800 affichent une amélioration notable de la reconstruction des détails, qu'il s'agisse de textures de plantes ou de bâtiments lointains.
L'impasse marketing ? L'affirmation d'AMD selon laquelle FSR 4 ne pouvait fonctionner que sur le nouveau matériel est donc contredite. Cette situation suscite des interrogations légitimes sur les motivations d'AMD. La communauté s'interroge : s'agit-il d'une stratégie marketing visant à stimuler les ventes des nouvelles GPU RX 9000, plutôt que d'une véritable limitation matérielle ? L'histoire rappelle celle de Nvidia, où la génération de frames était verrouillée sur les cartes antérieures à la série 40.
L'affaire place AMD face à un dilemme : officialiser le support de FSR 4 sur les architectures RDNA 3, reconnaissant ainsi le potentiel inexploité de son parc matériel, ou maintenir un mur technique limitant les générations précédentes. Le choix sera crucial pour l'image de marque d'AMD et la satisfaction de sa base de clients. La pression est désormais sur les épaules du fabricant, qui devra décider s'il privilégie un gain à court terme en ventes de nouvelles cartes, ou une approche plus durable, valorisant le matériel existant.
Le potentiel de l'outil OptiScaler est indéniable, offrant une seconde vie à des cartes graphiques qui semblaient avoir atteint leurs limites. Mais la question demeure : AMD prendra-t-il le risque de reconnaître publiquement cette faille et de la transformer en opportunité, ou continuera-t-elle à nier l'évidence, au risque de s’aliéner une partie de sa communauté de joueurs ? Le temps nous le dira.
