Trump promet fin de la guerre en iran d’ici trois semaines, sans accord ni contrôle du détroit d’ormuz

Donald Trump affirme que les États-Unis mettront fin à la guerre contre l’Iran dans « deux ou trois semaines », sans exiger de compromis de Téhéran ni garantir la réouverture du détroit d’Ormuz, voie maritime clé encore fermée. « On s’en va, car il n’y a aucune raison de rester », a-t-il lancé depuis le bureau ovale, provoquant une hausse du Brent et la stupeur des alliés du Golfe.

Objectif nucléaire atteint, selon trump

Le président assure avoir achevé son unique but : empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. « Le régime a changé, ils n’auront pas la bombe », dit-il, sans préciser comment il mesure ce « changement » ni pourquoi les inspections de l’AIEA n’ont pas reçu d’accès soudain. Il clame la victoire alors que Téhéran continue d’exiger la souveraineté sur le détroit comme prix de toute paix durable.

Le calendrier est flou. Trump promet deux semaines depuis le premier jour du conflit, un réflexe récurrent dans sa communication : fixer une date, créer l’urgence, puis repousser. Cette fois, il accompagne la promesse du déploiement d’un troisième groupe aéronaval, le USS George H. W. Bush, en route vers le Golfe. Le Pentagone confirme que la mission continue, tandis que des frappes contre des ponts iraniens restent « sur la table ».

Ormuz abandonné aux « beaux bateaux » de pékin

Ormuz abandonné aux « beaux bateaux » de pékin

Trump se défausse sur la Chine, l’Inde, l’Europe : « Ils rempliront leurs superbes navires d’essence et se débrouilleront. » Les émirats, saisis de panique, n’ont obtenu qu’une promesse de « protection » post-retrait, sans détails. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, résume la pensée maison : « Quand le président parle, il a raison. » Pas question de sécuriser Ormuz, seulement de « détruire la marine iranienne » et de « démanteler l’industrie militaire ».

Sur les marchés, l’effet d’annonce dure le temps d’une clôture. Le Brent repart à la hausse dès qu’on mesure le gouffre entre la fin proclamée et la réalité du détroit toujours fermé. L’essence américaine flirte avec les 4,10 $ le gallon, un seuil qui fait mal aux républicains en campagne. La Maison-Blanche tente de vendre la pilule : « Les perturbations sont temporaires, l’agenda de croissance reprendra », assure le porte-parole Kush Desai. Le pari est risqué : chaque centime de plus à la pompe pèsera sur les législatives de novembre.

Une guerre qui échappe à son auteur

Une guerre qui échappe à son auteur

Trump a commencé le conflit pour éviter une guerre, dit-il. Il la termine en laissant l’adversaire intact et la voie maritime clé incertaine. Les alliés du Golfe, qui ont ouvert leurs ciels et leurs ports, découvrent que leur sécurité devient un service à la carte. Les Européens, conviés à une force navale symbolique, hésitent à servir de faire-valoir à une victoire sans vaincus. L’Iran, bombardé mais pas battu, conserve son levier énergétique. Le président peut crier « mission accomplie » ; les prix du pétrol, eux, racontent une autre histoire.