Le golfe d'ormuz, un thermomètre de l'instabilité mondiale
Les marchés oscillent, pris d'une anxiété palpable, le conflit au Moyen-Orient dominant l'agenda économique. Le S&P 500 et le Nasdaq ont temporairement abandonné leurs sommets historiques, la menace iranienne au passage sur le dérèglement du passage du Golfe d'Ormuz.
Turbulences technologiques et perspectives clés
Tesla et Google, malgré leurs résultats, semblent offrir aux investisseurs un semblant de stabilité dans le secteur de l'intelligence artificielle. Mais la semaine à venir s'annonce plus décisive, une sorte de point culminant avant une tempête imminente. Pas d'événements macroéconomiques majeurs lundi, mais l'oeil de tous est rivé sur le Golfe d'Ormuz, véritable baromètre de la volatilité.
La réunion de deux jours du Banque du Japon à Tokyo, et la publication de l'indice de confiance des consommateurs américain par le Conference Board mardi, sont des jalons cruciaux. La Banque du Japon finira également sa réunion de politique monétaire.

Le fomc et la question de l'ia
Mercredi, l'attention se concentrera sur la décision de taux d'intérêt de la Fed. L'attente est quasi-unanime : aucun changement. Cependant, les résultats financiers de Microsoft, Alphabet, Meta et Amazon – quatre poids lourds – seront scrutés avec une intensité particulière. La question brûlante : l'IA génère-t-elle réellement des revenus significatifs, ou reste-t-elle un simple exercice de style?
Jeudi, le PIB du premier trimestre, le taux de croissance de la consommation (PCE) et l'indice de coûts salariaux apporteront des éclaircissements. Le contexte iranien est déterminant pour l'analyse du PIB. Le taux de chômage, publié simultanément avec les résultats d'Apple, mettra également en lumière la santé de l'Économie américaine. Warren Buffett, lui, observe attentivement la stabilité du système bancaire.
L'ensemble de la semaine dépendra de l'évolution de ces données et de la communication des grandes entreprises technologiques. Un scénario se dessine : soit les indicateurs macroéconomiques confirment une croissance soutenue et l'IA commence à produire des bénéfices tangibles, soit les chiffres déçoivent, laissant la Fed sans marge de manœuvre. Le Golfe d'Ormuz, en définitive, dictera le cours de cette semaine, un facteur de risque omniprésent.
